Kemekem, 5e opus du groupe Ukandanz

Kemekem, 5e opus du groupe Ukandanz

Nous vous avions annoncé l’été dernier que Ukandanz était de nouveau en studio, quelques mois après l’enregistrement d’un album instrumental. Kemekem est enfin chez les disquaires depuis le 27 janvier dernier. Le combo a retrouvé sa voix, l’iconique chanteur Asnake Gebreyes, une des plus grandes figures de la scène actuelle d’Addis Adeba

Kemekem visuel pochette Avec Kemekem, Ukandanz  revient frapper à nouveau, avec sa formule explosive secouant de rock garage et de jazz libertaire les pulsations anciennes d’Ethiopie…

L’essence de cette machine de transe moderne réside toujours dans l’âme éthiopique, aux deux éléments fondamentaux : la voix élastique d’Asnake Gebreyes, l’une des plus grandes figures de la scène actuelle d’Addis Adeba et les compositions du fondateur Damien Cluzel, électron libéré, jamais tant à son aise que dans des crossovers musicaux ou culturels.

Damien Cluzel qui passe de la guitare à la basse sans rien perdre de son électricité, et s’ouvre ainsi un tout nouveau champ des possibles en terme d’écriture. Le complice de toujours, le saxophoniste Lionel Martin souffle le chaud et le froid avec une empreinte sonore qui irradie jusqu’aux silences qui l’accompagne. Fred Escoffier, claviériste ayant éprouvé sa solidité rythmique avec une fine fleur du jazz hexagonal, revient dans le groupe pour apporter sa virtuosité et son appétit pour l’improvisation débridée. Charge au petit nouveau Thomas Pierre, excellent batteur à la large palette sonore, de venir compléter l’édifice polyrythmique au service d’une musique foisonnante, entre structures d’inspiration traditionnelle et dérapages contrôlés issus de la modernité.

Co-produit par la Compagnie 4000 et le label Ouch ! Records, Kemekem est disponible en vinyle et en livre-CD

 

Le groupe Ukandanz

L’orchestre OSE ! et Lionel Martin interprètent Stravinsky au Rhino Jazz Festival

L’orchestre OSE ! et Lionel Martin interprètent Stravinsky au Rhino Jazz Festival

La 44e édition du Rhino Jazz Festival propose, le 4 octobre à l’opéra de Saint-Etienne, une rencontre inédite autour de L’Oiseau de feu d’Igor Stravinsky : dirigé par Daniel Kawka, invite le saxophoniste Lionel Martin à mêler son souffle jazz, rock et musique contemporaine à la partition des 55 musiciens.

Lancé en 2013 par le grand chef ligérien Daniel Kawka – réputé notamment pour être un éminent spécialiste de la musique du XXe siècle – OSE !, Orchestre Symphonique ‘’nouvelle génération’’ réunit quelque 65 instrumentistes professionnels pour aborder d’ambitieux répertoires. Il a déjà donné au Rhino une mémorable re-création du Concerto en sol de Ravel mettant en lumière l’influence du jazz chez le compositeur néo-classique.

L’Oiseau de Feu, composé au début du XXe siècle par Igor Stravinsky, alors âgé de 28 ans, pour les ballets russes de Diaghilev, est créé à l’Opéra de Paris en 1910. Cette œuvre, tirée d’un conte de fée russe et écrite pour un orchestre symphonique de grande dimension, dans la tradition post-romantique, révèle une modernité inouïe. Comme le soulignait Pierre Boulez, son énergie rythmique et sa construction offrent les prémices des futurs développements de la musique du XXe siècle.

L'oiseau de feu de Stravinsky, interprété par l'orchestre OSE & Lionel Martin Cette modernité et cette audace, proches de l’esprit jazz, ne pouvaient que séduire le saxophoniste Lionel Martin, connu autant pour sa réécriture jazz, avec le pianiste Mario Stanchev, des œuvres du compositeur américain Louis Moreau Gottschlak, que  pour ses performances atypiques, perché dans un arbre ou niché dans un container…

Fidèle complice du Rhino Jazz, le saxophoniste relève ce nouveau défi qui permettra au public de découvrir une autre facette de son talent.

 

 

Ukandanz en studio

Ukandanz en studio

Depuis le début de l’année, Lionel Martin a peu quitté les studios d’enregistrement. Pour son disque laboratoire, illimité, disponible sur la plateforme bandcamp, mais aussi pour son nouvel album solo, Étincelles, prévu pour le 30 septembre chez Cristal  et Ouch! Records, et le cinquième opus du groupe Ukandanz, produit par le label Compagnie 4000.

Ukandanz en studioL’enregistrement de ce cinquième disque suit de très près le quatrième, sorti en juin dernier. Totalement instrumental, Four Against the Odds,  avait été enregistré dans les conditions particulières du confinement, sans le chanteur Asnake Gebreyes, bloqué à Addis-Abeba.

Retour donc au format habituel, avec le groupe au complet – Asnake Gebreyes  au chant, Damien Cluzel, à la basse et guitare, mais aussi à la composition et direction artistique,  Fred Escoffier aux claviers, Thomas Pierre, le nouveau batteur, et Lionel Martin au sax –  pour ce nouvel enregistrement réalisé au studio Mikrokosm à Villeurbanne.  Prévu pour le mois de décembre, le disque comprend huit titres mêlant compositions inédites et standards éthiopiens revisités selon la recette magique de l’éthio-rock qui a fait la réputation du groupe. Avec une mise en valeur plus affirmée de la voix exceptionnelle d’Asnake, par les envolées typiquement éthiopiennes du clavier et du sax, un (tout petit) peu plus calme que d’habitude, et par une rythmique envoutante. Transe intense garantie…

Rappel pour ceux qui seraient passé à côté de Ukandanz et de l’éthio-crunch

C’est Damien Cluzel, formé au conservatoire de Jazz d’Amsterdam d’où il part pour l’Ethiopie, qui est à l’origine de Ukandanz. Là-bas il commence à jouer avec des musiciens du cru, avant de rencontrer Francis Falceto. Le spécialiste de la musique éthiopienne – il a contribué à la diffuser à l’international grâce à Éthiopiques, série d’une trentaine de disques dédiés à la musique éthiopienne et érythréenne des années 1960 aux années 2000 (Buda Musique) – l’aiguille sur différents projets qui lui permettent d’apprendre les gammes éthiopiennes. Après avoir passé quelques temps à imiter l’existant,  le Lyonnais se lance dans la composition de sa propre musique.

De retour à Lyon en 2006, il propose à Lionel Martin, au batteur Guilhem Meier et à Fred Escoffier de participer à sa nouvelle aventure : Ukandanz. Pour la voix, il a son idée : Asnake Gebreyes avec qui il a enregistré un disque en 2003. Le chanteur d’Addis-Abeba, vedette dans son pays, est ouvert à cette collaboration.

Un premier disque, Yetchalal sort en 2012, suivie par plusieurs tournées un peu partout dans le monde. La musique de Ukandanz, mélange magique et détonant de standards éthiopiens et de rock prog, punk et expérimental – un genre nouveau que le groupe baptise Ethio-crunch – est irrésistible en concert.

En février 2016 sort Awo, un album au style rock plus affirmé que jamais avec l’arrivée du bassiste Benoit Lecomte en remplacement de Fred Escoffier. Pour le troisième opus, Yeketale (2018), le groupe essaie encore une nouvelle formation, avec Adrien Spirli au clavier et à la basse, et Yann Lemeunier à la batterie. Four Against the Odds boucle la boucle, avec le retour aux claviers de Fred Escoffier et l’arrivée du batteur Thomas Pierre.

Le groupe, sans concession, touche peu le grand public (qui a d’ailleurs en général tellement mauvais gout que c’est plutôt bon signe !) mais a des fans irréductibles et le soutien sans faille des connaisseurs.  L’arrivée de ce cinquième album est une excellente nouvelle. On l’espère accompagné d’une tournée internationale digne de ce nom. En attendant, l’ensemble de la discographie du groupe est disponible sur Ouch ! Records, label de Lionel Martin.

Lequel travaille déjà sur un autre projet avec François, des Béruriers Noirs, groupe qui fait partie des raisons pour lesquelles il est saxophoniste aujourd’hui ! Bientôt plus d’infos.

L.A.B / 22 (Long Amazing Bundle), le nouveau défi de Lionel Martin

L.A.B / 22 (Long Amazing Bundle), le nouveau défi de Lionel Martin

Lionel Martin devant une toile de Robert Combas Le saxophoniste et compositeur Lionel Martin a commencé cette année avec un projet hors norme : un disque laboratoire, sans limite de durée, disponible sur la plateforme bandcamp, construit titre par titre, comme une série à suspens.

Après avoir invité des musiciens No Borders dans les Solos Insolents, une série de concerts solos filmés dans les conditions du direct, avec notamment Louis Sclavis, Fred Escoffier, Philippe Pipon, Guilhem Meier… Lionel Martin lance ce nouveau défi fou : jouer enregistrer et diffuser tous les jours une composition.

Le concept : ouvrir son laboratoire intime, dévoiler son travail de recherche, laisser aller son inspiration, s’exprimer en toute liberté dans ces temps difficiles.

Ces titres, publiés au jour le jour, sont accompagnés d’une photo inédite et d’un texte original.

Une création No Borders, un chantier, comme il aime le faire avec les artistes avec qui il collabore, le metteur en scène Laurent Frechuret, les peintres Robert Combas, Ana, les poètes et écrivain Dimitri Porcu, Samira Negrouche,  Patrick Chamoiseau, Laurence Vielle, les danseurs Abdou N’Gom, Willy Razafimanjary, le slammeur Medhi Kruger, le dessinateur Benjamin Flao…

A ce jour, une quinzaine de titres sont d’ores et déjà disponibles dans le L.A.B / 22 (Long Amazing Bundle).
Lionel Martin : saxophones soprano, alto, ténor, baryton Buffet crampon & Julius Keilwerth, line 6, reverb machine, boss Rc 505, akai head rush, boss harmoniser, boss octaver, flanger

Solo, 2e opus du projet sonore atypique de Lionel Martin illustré par Robert Combas

Solo, 2e opus du projet sonore atypique de Lionel Martin illustré par Robert Combas

Solo, 2e opus du projet sonore atypique de Lionel Martin illustré par Robert Combas

Le 1er octobre Lionel Martin sort la suite de Solos, un album intitulé sobrement Solo qui creuse encore plus en profondeur son projet sonore actuel : atypique, art brutiste – jazz bruitiste. Comme le premier opus, il  bénéficie  d’une pochette illustrée par une œuvre de Robert Combas. Ils seront ensemble au Grand Barouf du Rhino Jazz Festival.  La démarche du saxophoniste et compositeur pour la création de ce nouvel album sort de l’ordinaire. Explications.

Solo - Energies multipliées par Lionel Martin - cover : Robert Combas

Début octobre 2020, nous apprenons que le Grand Barouf du Rhino Jazz Festival est annulé. Robert Combas peint le tableau « Energies multipliées : en plein covid essayer de chanter, jouer comme un guerrier », pour ma part je décide de donner suite à l’album Solos.

L’idée est d’aller plus loin dans la rencontre des sons, des univers, des hommes… Lors du premier confinement je me suis équipé de bons microphones et j’ai perfectionné mes techniques de prises de sons en organisant des concerts insolents avec de prestigieux musiciens.

Je décide de faire un disque seul en jouant avec les sons du monde au travail. Mon père, sur l’idée de ma mère, me parle des métiers à tisser et de l’association Soierie vivante qu’il soutient depuis des années. Mon premier groupe professionnel était Croix-Roussien et revendiquait ses racines. C’était une fanfare de rue qui s’appelait la Grosse Couture…

Sur ce, Ludovic Chazalon, directeur artistique du Rhino, rebondit et m’invite sur son territoire (la Loire). Nous commençons par l’usine SNGI qui fabrique des charpentes métalliques, nous allons ensuite enregistrer Stéphane qui prépare sa farine, mout le grain de ses semences anciennes. Ensuite nous passons à la terrasse sur Dorlay pour enregistrer d’autres métiers, à tresser cette fois, ainsi que les moulins qui alimentent l’usine.

Nous terminerons la boucle dans l’atelier de Robert Combas qui nous montrera ses dernières toiles psychédéliques réalisées pendant le confinement, sujet de sa prochaine exposition. Il nous montre sa technique,  et  sort  une  toile  vierge…  J’enregistre  ses  pinceaux…  Ensuite  il  sort  guitare,  mandole  et synthétiseur, j’enregistre encore…

Dehors face à la mer j’enregistre les gabians, la fontaine du jardin que je mixerai ensuite avec les sons de travaux sur la voie ferrée un soir derrière chez moi à 3h du matin…

Dans un premier temps rencontrer les lieux, les équipes puis enregistrer et pour finir revenir avec le photographe Christophe Charpenel et mes saxos pour jouer. Lors des sessions live je pose un micro, bien souvent une magie a eu lieu, ayant pris soin de tout enregistrer, j’ai gardé des prises de ces moments.

De cette aventure est également né un livre, journal photographique, Metaformes signé Christophe Charpenel.

 

LP, CD et livre en vente sur Ouch! Records

Lionel Martin, un container pour logis, 24h/24 au Grand Barouf

Lionel Martin, un container pour logis, 24h/24 au Grand Barouf

Lionel Martin, un container pour logis, 24h/24 au Grand Barouf

Affiche du Rhino Jazz Festival - Robert Combas Le Rhino Jazz Festival se tiendra du 1er au 24 octobre dans 26 villes de la Loire et du Rhône, avec, à Saint-Etienne, son événement phare, le Grand Barouf, dont Lionel Martin, sur place 24h/24, sera le fil rouge aux côtés, entre autres, de Robert Combas

Le Grand Barouf du Rhino, aurait dû se tenir en 2020… Ce projet ébouriffant ne pouvait passer à la trappe. Il se déroulera  donc à la Grande Usine Créative, à la Cité du Design de Saint-Étienne, du 1er au 24 octobre On y trouvera un étonnant parcours artistique à la fois musical et iconographique où la folle liberté de ses protagonistes et leurs explorations avant-gardistes viendront percuter les jazz(s), le rock et bien d’autres musiques.

Robert Combas y exposera une sélection d’œuvres (des années 1980 à 2020). Ces œuvres créées autour du thème de la musique feront écho et dialogueront avec le thème du Grand Barouf du Rhino tout au long de cette aventure artistique. L’artiste présentera également des sculptures et mobiliers créés en collaboration avec Jean-Claude Maillard. Il y sera aussi en tant que musicien, avec Lucas Mancione artiste plasticien et vidéaste, avec qui il forme en 2011 le groupe les Sans Pattes, avec Jean-Luc Parant, artiste peintre et plasticien, et avec Lionel Martin.

Lionel Martin au Grand Barouf 24h/24, 7j/7 du 1er au 24 octobre !

Musicien-saxophoniste-performer, Lionel Martin, véritable fil rouge du Grand Barouf, sera installé sur place 24h/24h, dans un container, pendant toute la durée de l’événement, pour se sentir habité par l’espace. Il y vivra et jouera sa musique au gré des moments, des envies, des rencontres avec d’autres artistes, musiciens, danseurs, slameurs… On pourra également le voir en concert avec le groupe Palm Unit le 2 octobre.

Lionel Martin, fondateur et directeur artistique du label Ouch! Records présentera aussi, dans une boutique éphémère, un catalogue riche d’une vingtaine de référence. Eric Mingus, dont le nouvel album The Devil’s Weight, sorti ce printemps sur le label, sera lui aussi en concert au Grand Barouf le 22 octobre

Lionel Martin présentera également son nouvel album avec une pochette signée Combas, suite du Solos sorti en octobre 2020 et déjà illustré par le peintre. L’idée de ce Solos 2 est d’aller plus loin dans la rencontre des sons, des univers, des hommes, en jouant avec les sons du monde au travail – d’une fabrique de charpentes métalliques au pinceau de Combas sur la toile, en passant par les métiers à tisser des soyeux croix-roussiens ou les trayeuses d’une ferme de Saint-Joseph, dans la Loire.

Cet d’album s’accompagne d’un journal photographique réalisé par Christophe Charpenel. La journée du 3 octobre au Grand Barouf sera dédiée à cette aventure musicale et humaine. Serons réunis l’ensemble des personnalités rencontrées autour de cette aventure singulière, pour des témoignages, des échanges…